05/11/2017

K.Dick et la gnose

"La vérité - comme le Moi - est fractionnée, éparpillée sur des milliers de killomètres et d'années ; on en trouve des morceaux ça et là, disséminés dans l'espace et dans le temps, qui doivent être collectés ; il y en a chez les naturalistes grecs, chez Pythagore, Platon, Parménide, Héraclite, dans le néoplatonisme, le zoroastrisme, le gnosticisme, le taoïsme, chez Mani, dans le christianisme orthodoxe, le judaïsme, le brahmanisme, le bouddhisme, l'orphisme et les autres religions à mystère. Chaque religion ou philosophie, ou philosophe, en contient un ou plusieurs fragments, mais le système total l'imbrique de telle manière que finalement, l'ensemble est faux. Chacun de ces systèmes doit donc être rejeté en tant que tel. Aucun ne doit être accepté aux dépens de tous les autres (par exemple, en disant : "je suis chrétien" ou "je crois en la parole de Mani"). C'est une idée fascinante : ici, dans ce monde spatio-temporel, la vérité est à portée de main mais fractionnée sur des milliers d'années et des milliers de kilomètres ; je l'ai dit, elle doit être recueillie, rappelée comme doivent être le Moi, l'Ame, l'Idée (eidos). Telle est ma tâche.
Dans ce cas, tout système donné fait en soi partie du piège aliénant de l'illusion trompeuse : en d'autres termes, dès lors que je me déclare en faveur de tel ou tel philosophe ou système, je me retrouve encore (ou d'avantage) asservi. Evidemment, cela signifie que je ne pourrai jamais formuler d'explication/solution intégrales, authentiques, complètes. Je peux rappeler/me rappeler sans relâche, me rapprocher sans cesse du but (...)"

"Etre sauvé veut réellement dire "se souvenir" (de sa véritable identité, de sa véritable situation, de sa véritable histoire) ; au premier abord cette thèse ressemble à l'anamnèse de Platon, mais en réalité elle est gnostique au sens le plus large du terme, elle est connaissance considérée comme ontologiquement primordiale en ce qui concerne à la fois l'individu déchu et, au-delà, la réparation cosmique. Telle est en effet l'essence du gnosticisme : non pas la gnose en tant qu'elle entraîne la rédemption, mais pour sa valeur et sa signification ontologiques, sa nature absolument primordiale, en tant que chose première. Ainsi, en dernière analyse, le gnosticisme accorde-t-il la priorité la plus élevée au fait de connaître et considère-t-il l'épistémologie comme l'égale du divin ; en effet, la quête gnostique, épistémologique, est en elle-même en tant que recherche véritablement divine : c'est l'assise la plus élevée de la vie spirituelle, et telle est ma vision de l'épistémologie. Rien n'est plus important à mes yeux. Si le gnosticisme est donc pour moi le but inexorable, c'est que la prémisse du gnosticisme est celle où s'ancre ma vie mentale ; ainsi, pour moi, dire que le gnosticisme est la solution revient à énoncer une tautologie, mais pleine de sens. C'est ainsi que pour moi la vie spirituelle, mentale, le gnosticisme, l'épistémologie, la rationalité et la connaissance ne font qu'un. Et la quête a autant de valeur que le but de la quête : la quête est la vie dynamique de l'esprit. Connaître, c'est être. D'où cette exégèse. Elle est le dynamisme même de ma vie."
Philip K. Dick, L'Exégèse volume 2, p.288-289 / p. 688-689, février 1982, traduction de Hélène Collon (J'ai lu / Nouveaux Millénaires)
Via Pacôme Thiellement

11/10/2017

Soyez un peu mieux égoïste s'il vous plait (ZIZEK)

"The actual effect of global capitalism is to generate a kind of, lets call it very naively in old fashion terms, moral vacuum. How is this moral vacuum structured? Reactionary moralist, even some liberal are telling us its clear: Its egotism, post-modern hedonism, permissivity, “we have no higher moral values”, etc.

I tend to violently disagree with this version. Look at the ideal, I’m speaking now in Max Webber’s terms, the ideal type, how does an ideal, typical capitalist work? He or she is absolutely not an egotist, on the contrary! Usually they work day and night, they ruin their happiness, it’s almost like Walter Benjamin said that capitalism is effectively a kind of perverted religion. A true capitalist is not a hedonist. A true capitalist cannot even sleep, works 20 hours per days, he’s all possessed, he’s ready to ruin his family happiness whatever, just so that capitalism circulates further.

So I hate it when false ecologist are trying to make us feel guilty in the sense of “oh you’re hedonist / egotist, you see only immediate pleasures…” No! What we need to fight for ecological cause is precisely more rational egoism. This is I think the perversity of so-called consumerism. Consumerism is not really egotistic, it’s like you are caught in a certain, what in psychoanalyses we call an super-ego injunction “do it, consume, blab la” which has nothing to do with the rational reflection of what is good for you, of enlightened egotism. So this is for me maybe the best metaphor of let’s call it, excessively maybe, the ethical madness of our times. You know that it’s not only that we don’t leave in egotist time where we only care for ourselves, and so on.

I claim almost the most difficult thing to do today is to be a truly rational egotist. Rational egotism is our ally, because competition is precisely the greatest enemy of egotism. A classical egalitarian like Jean Jacques Rousseau knew this. He opposed between Amour de soi and amour propre, two types of egotism. Amour de soi which is “you simply like yourself, you want the best for yourself.” He says there nothing bad in it because you soon establish that what is good for you is mostly good for the others, and so on. But he says the true danger is Amour propre, a perverted egotism where you perceive others as obstacles, but then destroying the other means to you more than your own happiness."

Slavoj Zizek - retranscription d'une partie de ceci. (7:14 and so on)
https://www.youtube.com/watch?v=JLVadEHSboc

08/08/2017

Le Départ du Louvre

#DESFORMESDANSLANUIT

Donc sinon j'ai fait ça il y a quelques semaines, pour la déconne et parce que ce morceau mystique hante mes journées depuis des mois, au gré des mauvaises nouvelles. Vous noterez le soin du détail dans les infographies ainsi que dans le rendu visuel. J'ai pris beaucoup de plaisir à dégrader ces images... Voici donc : Le Départ du Louvre, interprété par Emmanuel Macron, mis en musique par Tom Hang, filmé par LCP, avec moi-même à la direction artistique.
Il y a plus de vérité ici qu'un soir de mai 2017.

P.



Musique :
Tom Hang - Ethereprise
Vous pouvez l'écouter et l'acheter ici : https://wheretonow.bandcamp.com/track/ethereprise

04/08/2017

Things It Would've Been Helpful To Know Before The Revolution



It got too hot And so we overthrew the system ‘Cause there’s no place for human existence like right here On this bright blue marble Orbited by trash Man, there’s no beating that It was no big thing to give up the way of life we had My social life Is now quite a bit less hectic The nightlife and the protests are pretty scarce Now I mostly spend the long days Walking through the city Empty as a tomb Sometimes I miss the top of the food chain But what a perfect afternoon Industry and commerce toppled to their knees The gears of progress halted The underclass set free The super-ego shattered with our ideologies The obscene injunction to enjoy life Disappears as in a dream And as we return to out native state To our primal scene The temperature, it started dropping And the ice floes began to freeze From time to time We all get a bit restless With no one advertising to us constantly But the tribe at the former airport Some nights has meat and dancing If you don't mind gathering and hunting We’re all still pretty good at eating on the run Things it would have been helpful to know before the revolution Though I’ll admit Some degree of resentment For the sudden lack of convenience around here There are some visionaries among us Developing some products To aid us in our struggle to survive On this godless rock that refuses to die

Father John Misty - Things It Would Have Been Helpful To Know Before The Revolution / 'Pure Comedy' (Release Date: April 7, 2017) 

VIDEO CREDITS Director: Chris Hopewell Video Production House: Jacknife Films Video Producer: Rosie Lea Brind Editor: Tom Weller Director of Photography: Jon Davey  Art Direction: Chris Hopewell Key Animators: Roos Mattaar, Cadi Catlow, Virpi Kettu, Louis McNamara Art Department: Chris Hopewell, Rosie Lea Brind, Bonnie Griffin, Jo Garland, Siobhan Raw, Rebecca Prior, Elaine Andrew, Lucy Roberts, Mary Murphy, Alison Garner, Zoe Veness, Andy Stewart and Louis McNamara Edit/Grade: Tom Weller Digital compositing: Jon Davey and Tom Weller at Jacknife and Bill Pollock at Bonch Director’s Manager/Rep: Molly Bohas

03/08/2017

INFORMATION, JOURNALISME ET DOMINATION SOCIALE

Je partage ici un texte rédigé par un de mes anciens prof. Je ne l'aimais pas, le prof, mais ici il fait du bien meilleur boulot qu'en amphi. C'est donc un article de Marc Sinnaeve paru dans le magazine Agir par la culture dans son édition du printemps 2014. Marc si tu trouves cette reproduction... voilà quoi. 

Source : https://www.agirparlaculture.be/pdf/apc_37.pdf


L’INFORMATION CAUTIONNE LA DOMINATION SOCIALE

La logique frontale et présentiste de la médiatisation contribue à diffuser des grilles de lecture conservatrices du monde qui « naturalisent » la domination sociale. Le fait qu’il y ait des pauvres et des riches, des hommes qui gagnent davantage que les femmes, des salariés contraints d’accepter des sacrifices, en même temps que des actionnaires toujours mieux rémunérés, est parfois déploré. Mais sans que jamais ne soient interrogés ou remis en cause les fondements de l’ordre social qui y contribuent…

D’où les médias regardent- ils le monde et l’histoire ? De plus en plus, nouveaux régimes de production obligent, c’est du bout de leur nez, collé aux écrans des flux continus de l’actualité et à ceux des commentaires des réseaux sociaux. La gestion des écrans est d’ailleurs devenue plus importante, plus chronophage, dans les pratiques professionnelles, que la recherche proprement dite de l’information, l’enrichissement de celle-ci ou son approfondissement.

Le type d’information qui en résulte tourne rapidement en boucle, puis à vide, tant les dynamiques désormais bien installées de la production low-cost et de la marketisation médiatique rabotent le travail journalistique proprement dit.

Ce qui disparaît effectivement, de plus en plus, c’est l’espace intermédiaire du traitement journalistique. Le traitement, c’est l’ensemble des opérations au terme desquelles l’info de base se trouve transformée en un « sujet d’information ». Un peu de la même manière que le traitement d’un malade opère une transformation de celui-ci en le reconstruisant. Traité, le sujet d’information est, lui aussi, un construit ou un reconstruit. Idéalement, il est un complexe, dont l’enrichissement par rapport à la fruste nouvelle de départ est, précisément, ce qui lui permet de pouvoir interagir avec l’infini mouvement du réel, dans la compréhension du monde et la production du sens.

Or, dans les médias centraux traditionnels, l’heure est à l’appauvrissement du traitement des contenus, en raison de calculs de rentabilité, de rapidité de fabrication et de mise en circulation, de facilité de consommation… Les sujets d’information se trouvent alors vidés, à un degré ou à un autre, de leur complexité et des « grappins mentaux » qui les relient à la multitude du monde et qui leur accrochent du sens.

De sujet de connaissance, l’information devient objet de consommation : sorte de pion unidimensionnel figé, ne signifiant qu’en lui-même, ou qu’en fonction de la charge émotionnelle dramatique ou emphatique dont il est (sur)investi. Cette assignation du sens par la résonance du bruit médiatique, c’est ce que Vincent de Coorebyter a appelé, dans ces mêmes colonnes, la tentation de l’hyperbole.

Le mouvement s’accompagne du souci d’éliminer toujours plus la distance espace temps entre l’événement et le public…

UNE IMPRESSION DE PRÉSENT ABSOLU

Désormais, en effet, dans son positionnement stratégique, un média d’information qui se veut concurrentiel rapporte moins l’événement au public qu’il n’estime devoir en faire partie. C’est cet te démarche fusionnelle, aux yeux des stratèges de l’audience, qui constituerait, pour l’enseigne de presse, la valeur ajoutée à la relation qu’elle entretient et monnaie avec ses clients. En « collant » à l’événement, le média entend faire valider l’idée qu’il « collerait » à son public et aux aspirations de celui-ci. On lui offre, au besoin, pour cela, des tablettes, c’est-à-dire les outils-supports mêmes par lesquels on entend établir ou renforcer le lien.

La prédilection marquée pour les directs ou faux directs, tout comme la multiplication des messages numériques d’annonce ou d’alerte, visent à alimenter un effet de présence : l’impression donnée au public d’être en prise directe (ou rapprochée) avec l’événement en train de se dérouler. Une impression de présent absolu… Le « 11 septembre 2001 » peut être considéré comme la matrice de cette couverture de l’événement au plus près, rendue possible par les techniques de la compression du temps et de l’espace.

Le nez collé au pare-brise présentiste de l’actualité, le journalisme perd une partie de sa capacité de saisir (plus) pleinement le réel. Il perd, notamment, le sens de la latéralisation, de la perception de ce qui se trouve sur les champs latéraux, la richesse, le relief, la profondeur de ce qui nous entoure : ce que Paul Virilio nomme la « stéréo-réalité naturelle ». Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, observe le théoricien de la vitesse, si les animaux ont le plus souvent les yeux implantés sur les côtés de la tête, pour mieux anticiper l’attaque surprise de prédateurs qui ne vient jamais de face.

« EN “COLLANT” À L’ÉVÉNEMENT, LE MÉDIA ENTEND FAIRE VALIDER L’IDÉE QU’IL “COLLERAIT” À SON PUBLIC ET AUX ASPIRATIONS DE CELUI-CI. ON LUI OFFRE, AU BESOIN, POUR CELA, DES TABLETTES, C’EST-À-DIRE LES OUTILS-SUPPORTS MÊMES PAR LESQUELS ON ENTEND ÉTABLIR OU RENFORCER LE LIEN ».

À l’inverse, les médias de l’instant tendent à ne voir et à ne donner à voir que la réalité frontale, c’est-à-dire celle qui est la plus proche de l’univers mental à la fois de leur public et… des journalistes eux-mêmes. Lesquels travaillent, la plupart du temps, par reproduction du connu, du déjà-vu. Ce qui est, il faut bien le dire, leur seule échappatoire, souvent, dans les conditions d’urgence permanentes auxquelles leur production est soumise.

D’où le sentiment tenace en nous, public, de reconnaître la « petite musique » familière de l’actualité, qui correspond à des informations « déjà reçues avant d’être émises », pour le dire avec Pierre Bourdieu. On peut même poser que l’information nous surprend rarement, tant elle a tendance à conforter nos idées reçues et nos a priori, dans ce qu’elle donne à voir du monde. Car elle privilégie – et, ce faisant, légitime – ce qui est connu, ce qui est ou paraît manifeste, ce qui existe ou semble avoir toujours existé, dans une sorte d’ordre permanent des choses.

UN ASSENTIMENT FONCIER À L’ORDRE SOCIAL

On comprend mieux, alors, pourquoi et comment le discours médiatique donne l’impression d’adhérer à une vision (néo) libérale de l’économie-monde, alors que la majorité des journalistes se disent plutôt de gauche. Qu’il s’agisse de « l’austérité budgétaire » à appliquer, des « réformes structurelles » à mener (sur le marché de l’emploi, pas sur celui de la concurrence fiscale), des « marchés financiers » qui font la pluie et le beau temps, du « libre-échange » carburateur de la prospérité économique (plutôt qu’arme de dumping social, écologique et fiscal), des rémunérations des « top-managers » d’entreprises publiques autonomes, de la « nouvelle gouvernance » européenne qui distribue les bons et mauvais points à l’élève Belgique toujours un peu trop indisciplinée, ou encore de la « Troïka » (Commission européenne, BCE, FMI) en agent de probation des efforts de rédemption des délinquants budgétaires de la périphérie de la zone euro..., la vision médiatique épouse la doxa de l’époque. Non par complot ou par connivence avec les forces du « grand capital », mais en raison même du fonctionnement et des dispositifs de l’information contemporaine. Ce qu’il y a de commun dans la manière de traiter des réalités ou des processus que l’on vient d’énumérer, c’est que les informations qui les englobent les présentent de plus en plus sous le statut de « faits institués », dotés d’une existence propre et immuable. Un peu comme s’il s’agissait d’entités spécifiques ou d’acteurs autonomes, qui échapperaient à la trame complexe des rapports sociaux et de ce qui fonde ceux-ci : les logiques de domination, les modes de production ou de reproduction des inégalités, les hiérarchies existantes, les rapports de force, le fétichisme de la valeur d’accumulation dans nos sociétés, l’emprise croissante des impératifs comptables et des intérêts privés sur les politiques publiques…

« IL VA DE SOI, POUR LES MÉDIAS, QUE “L’ORDRE DES CHOSES”, LE COEUR DU SYSTÈME, N’EST PAS UNE CONSTRUCTION SOCIALE, MAIS UN DONNÉ NATUREL.»

Ce n’est pas que les journalistes ignorent tout de l’existence de ces ressorts sous-jacents de la vie sociale. Mais les logiques de production d’une part, le capital culturel moyen des (jeunes) membres de la profession, d’autre part, le mythe profondément incorporé de l’objectivité positiviste du monde « tel qu’il est », enfin, ne prédisposent pas les acteurs professionnels du journalisme à accéder à une capacité effective d’analyse critique des fondements de la réalité qui les entoure. Tant sont prégnants et profondément intériorisés, aussi, les schémas de production et de reproduction au quotidien du « scénario sans script » de l’actualité.

Il en résulte, comme l’a montré en son temps le sociologue Alain Accardo, un assentiment foncier de la parole journalistique au monde environnant et à l’ordre social existant, en raison du simple fait qu’ils… existent. En découle, de même, une quasi-impossibilité professionnelle, autant structurelle que culturelle, d’entretenir un rapport au réel autre que mystifié. Tant il va de soi, dans la techno-vision simplifiée du monde qui caractérise l’impensé médiatique, que « l’ordre des choses », le cœur du système, n’est pas une construction sociale, mais un donné naturel.

Cela explique aussi pourquoi ce type de régime médiatique est peu porté à présenter, en tant que telles, les formes de résistance ou de remise en cause de la domination sociale. Il est d’ailleurs symptomatique de constater comment ceux qui, dans le débat public, se hasardent à questionner les fondements du cœur de la machine (s’interroger sur le bienfondé de l’emprise croissante du management privé dans les services publics, par exemple) se voient aussitôt taxés d’idéologues, si pas de populistes.

Marc Sinnaeve – Printemps 2014

26/07/2017

Lost in translation - Kim Jong Trump

Génial montage d'images de la télévision nationale nord-coréenne, sonorisé avec les voix de deux présentateurs star de la chaîne américaine Fox News.  Judge Jeanine et Sean Hannity. Sérieusement, il se passe quelque chose dans mon cerveau quand je regarde ce truc, une sorte de saute, dans la réalité. Dans la réalité médiatisée, dans la représentation du réelle. Décalage, maillage. Flou. Je vois ou j'entend double, deux fois la même petite chanson. La même, probablement.

P.



 
IDEM VELLE AC IDEM NOLLE AC TANDEM VERA AMICITIA EST