28/03/2011

Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter

Il fait depuis longtemps partie du paysage : dans le monde militant, Le Grand Soir est lu et respecté. Et il n’y aurait rien à y redire si les choix éditoriaux du site n’avaient lourdement évolué ces dernières années, avec la publication d’auteurs issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste. Une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture.

Pour beaucoup de camarades de lutte, Le Grand Soir, crée en 2002 par Viktor Dedaj et Maxime Vivas, a longtemps été une référence [1]. À l’époque où il a été lancé, il se voulait un site d’informations alternatives. On pouvait ne pas forcément partager toutes ses prises de positions politiques – pro-Castristes ou pro-Chavez, par exemple –, mais on y trouvait des informations lisibles et compréhensibles, sur une ligne politique clairement anticapitaliste.

Cependant, depuis trois ou quatre ans, ce site altermondialiste de gauche a fait évoluer ces choix éditoriaux historiques en ouvrant ses colonnes à l’extrême-droite et au conspirationnisme. Des dérives (signalées à de multiples reprises, ces derniers mois, sur divers forums [2]) s’incarnant dans la publication, de plus en plus fréquente et sous couvert de défense de la liberté d’expression, d’auteurs ou de textes ouvertement fascisants et d’extrême-droite.

Un exemple vaut parfaite illustration de ce trouble virage. Le 23 février 2009, Le Grand Soir reprenait un communiqué annonçant la création du Parti antisioniste (PAS), signé de la main de son président Yahia Gouasmi (qui est aussi le président du Centre Zarha, un groupuscule religieux pro-iranien). Antisémite virulent, ce dernier a fondé le PAS aux cotés de Dieudonné et du pseudo-pamphlétaire d’extrême-droite Alain Soral. Ce parti, qui s’est présenté en 2009 aux élections européennes en Île-de-France, est un groupuscule ouvertement antisémite (bien qu’il s’en défende mollement), qui compte aussi dans ses rangs un aréopage de conspirationistes bien allumés. Par exemple, le défenseur des sectes, Christian Cotten : celui-ci est membre de l’Omnium des libertés, un lobby militant pour que les sectes bénéficient en France du statut d’associations cultuelles, au même titre que les religions.
Parmi les membres du PAS figurent aussi des négationnistes reconnus, comme Ginette Hess Skandrani (exclue des Verts pour sympathie négationnistes). Celle-ci a créé, aux cotés de Maria Poumier [3], des sites et associations négationnistes particulièrement odieux, comme La Gazette du Golfe et des banlieues, l’Aaargh (Association des amateurs de récits de guerre et d’holocauste) et l’association Entre la Plume et l’enclume (le site éponyme est le plus lu de la mouvance négationniste française).

Le 1er juin 2009, (bien) après une avalanche de mails et de commentaires furieux de lecteurs, le site a fini par accueillir la republication d’un article du site antifasciste REFLEXes, « Dieudonné tel qu’il est ». Un éclair de lucidité de courte durée : le 12 mars 2010, Le Grand Soir mettait à nouveau en ligne un article du Parti antisioniste, écrit de la main de son président Yahia Gouasmi et intitulé « Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ? ». Ce charmant personnage s’y livrait à une véritable apologie du régime iranien d’Ahmadinejad [4], tout en dénonçant « USraël », suivant la typologie chère à la mouvance conspirationniste d’extrême droite.

Servir les dictatures sous couvert d’anti-impérialisme

De « l’alter-mondialisme » autoritaire et malsain à la défense des dictatures, il n’y a qu’un pas. Le Grand Soir l’a (notamment) franchi allègrement en volant au secours du dictateur libyen Mouammar Kadhafi – celui-là même qui tire sur son propre peuple à grand renfort d’avions de chasse (d’ailleurs fournis par les pires impérialistes de la planète). Pour cela, rien de moins que la mise en ligne, le 13 mars dernier et par la grande porte, d’un texte de Ginette Skandrani : son article, titré « Libye : je me refuse à hurler avec les loups » [5], a été publié en « Une » du site. Sa mise en ligne précédait de quelques jours la tenue d’une manifestation parisienne - qu’elle a organisée avec son amie Maria Poumier - en soutien à Kadhafi [6].

Outre le fait que ce texte constitue une « analyse » à peine digne du café du commerce, il se révèle surtout une plaidoirie glauque et complaisante en faveur de Kadhafi et de son régime : « Il est sûr que ce n’est pas un démocrate, commence l’auteure, mais il est certainement moins pire que les Busch [sic...] père et fils qui sont responsables de centaine de milliers de morts irakiens, ou les Netanayou, Sharon ou autres criminels israéliens qui ont massacré des milliers de Palestiniens. » Une hiérarchie malsaine des horreurs pour introduction d’un texte rempli de contradictions, où les pires poncifs sont développés : selon Ginette Skandrani, il faudrait sauver le régime « anti-sioniste » libyen (éventuellement via un changement de personnel à la tête du régime mis en place par Kadhafi), contre les visées impérialistes occidentales et contre le « chaos » (l’insurrection ?) qui le menace, et qui servirait les intérêts d’Israël : « Actuellement, explique Ginette Skandrani, seul le machiavélisme israélien a intérêt à une franche intervention US par le biais de l’OTAN, dans l’idée que toute situation chaotique lui convient mieux qu’un régime instruit par l’expérience, et qui pourrait relancer la constitution d’un grand front régional uni contre Israël. »

Le texte ne contient – évidemment - pas un mot de compassion ni d’humanité pour les milliers de morts victimes de la répression kadhafiste. Il se termine, par contre, par l’invitation formulée par Skandrani à renouer «  avec l’anti-impérialisme, pan arabe et panafricain  ». Un clin d’œil aux théories ethno-différentialistes et racistes de son ami Kémi Seba, fondateur de la Tribu Ka et du Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI [7]). Tous deux, Kemi Seba et Ginette Skandrani, ont d’ailleurs donné ensemble des conférences et meetings « clandestins ».

Qu’un site comme Le Grand Soir publie des écrits d’une activiste d’extrême-droite notoirement connue n’a heureusement pas laissé indifférents tous les lecteurs. Et ? Pas grand chose... En réponse aux rares commentaires s’en étonnant ou s’en offusquant, le site a juste prétendu ignorer le lourd passif de Ginette Skandrani et son itinéraire, affirmant :
Nous n’en savions rien au moment de la publication (décidée un samedi soir entre la vaisselle et la sortie du linge mouillée de la machine à laver).
Et maintenant la question qui brûle toutes les lèvres de nos lecteurs pointilleux, attentifs et exigeants : "Et maintenant que vous le savez, qu’allez-vous faire ?". Réponse : rien. Nous assumons toutes nos publications et n’avons jamais retiré un article (même ceux que nous regrettons, par respect pour la chronologie, l’histoire et les lecteurs). [...]
Et maintenant la deuxième question qui brûle toutes les lèvres de nos lecteurs pointilleux, attentifs et exigeants : "si vous l’aviez su, l’auriez-vous publié quand même ?". Répondre à cette question nous obligerait à porter un jugement sur l’auteur, chose que nous faisons jamais (sauf erreur ou oubli de ma part). Appelez-ça un devoir de réserve si vous voulez.
Et maintenant la question qui brûle les lèvres du Grand Soir à l’attention de ses lecteurs : "avons-nous eu raison ou pas de publier ce texte ?"
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Le Grand Soir : une cour des miracles confusionniste

Dernier virage, et non des moindres, du Grand Soir : des appels du pied répétés au souverainiste de droite François Asselineau, énarque et ex-proche conseiller de Pasqua et de Sarkozy qui a ensuite fondé son groupuscule, l’UPR (Union populaire républicaine). Le Grand Soir promeut ainsi régulièrement ses conférences, par exemple celle qui aura lieu à Verdun ce 28 mars sur l’histoire de France ou celle prévue le lendemain à Metz sur le thème « 10 raisons urgentes pour sortir de l’Europe ».

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin dans le « ni droite, ni gauche : tous contre le système » et le « même si nous sommes divergents idéologiquement nous pourrions avoir des luttes communes » ? Autant aller de l’avant... Le Grand Soir contribue ainsi à entretenir un confusionnisme politique en plein développement en publiant toute une tripotée d’auteurs louches – voire pis [8]. Entre autres :

- Michel Collon : journaliste prétendument « communiste » qui ne cache guère son amitié pour Olivier Mukuna, qu’il publie sur son site Investig’action et dont Le Grand Soir reprend justement les écrits. Pour la petite histoire, Olivier Mukuna est un journaliste belge, grand admirateur de Dieudonné, réalisateur d’un film à sa gloire, au titre évocateur : Est il permis de débattre avec Dieudonné ?
Investig’action publie aussi certains auteurs gravitant dans la mouvance conspirationniste, comme Michel Chossudovsky, du très controversé site mondialisation.ca, et d’autres appartenant aux réseaux ultra-nationalistes serbes et pro-Milosevic. Ce qui n’empêche pas Collon d’être toujours considéré comme une « référence » dans certains milieux intellectuels « altermondialistes » français pourtant marqués à gauche...

- Eva R-sistons : de son vrai nom Chantal Dupille, la dame est une ex-militante du PS et une ancienne journaliste des Dernières nouvelles d’Alsace. Appartenant à la famille conspirationniste, elle est une collaboratrice régulière du site d’extrême-droite Alterinfo et se trouve souvent publiée sur le site (faussement « altermondialiste ») Dazibaoueb – qui sert aussi de caisse de résonance au Parti antisioniste et à Dieudonné ou Alain Soral.
Le 19 septembre 2009, Le Grand Soir a publié un de ses articles au titre évocateur : « L’Europe : de la paix à la guerre, le tremplin du Nouvel Ordre Mondial  ».

- L’inévitable « écrivain » et (prétendu) « historien », Paul-Éric Blanrue, auteur du livre Sarkozy, Israël et les juifs. Au nom de la « défense de la liberté d’expression », l’homme a aussi monté une sorte de comité de soutien au négationniste français Vincent Reynouard actuellement emprisonné, via une pétition signée par tout ce que la fachosphère compte de négtionnistes notoires – mais aussi par le non moins controversé Jean Bricmont [9], lui aussi habitué du Grand Soir.
Notons que Le Grand Soir invite ses lecteurs à se procurer l’ouvrage de Blanrue sur le site conspirationniste Oser Dire, qui fait la promotion des livres du sus-cité, mais aussi de ceux de l’antisémite Israël Shamir [10].

- Silvia Cattori : journaliste suisse, admiratrice de Dieudonné et rédactrice de nombreux textes publiés par Ginette Skandrani et Maria Poumier, notamment dans La Gazette du Golfe et des banlieues.

- Michel Chossudovsky : animateur du site mondialisation.ca [11] et proche ami du conspirationniste Thierry Meyssan, qui publie lui aussi sur son site pléthore de gens marqués à la droite de la droite.

- Annie Lacroix-Riz : historienne stalinienne, fondatrice du très douteux PRCF (Pôle de renaissance communiste en France) qui mêle allègrement rhétorique nationaliste et marxiste, elle a notamment donné des conférences à l’invitation des larouchistes [12].

Outre cette liste d’auteurs, il reste un dernier indice de l’orientation politique problématique du Grand Soir : la page des liens du site. On y trouve bien en évidence des sites clairement douteux, conspirationistes ou d’extrême-droite, comme Dazibaoueb, InfoWars (site du grand gourou américain des conspirationistes Alex Jones), Internationalnews (un autre site du même tonneau), Libertés & Internet (fourre tout confusionniste), l’inévitable Michel Collon, le site Mondialisation.ca, ReOpen911.info, le site de la Radio Vraiment Libre (pseudo radio alternative lancée par Paul-Eric Blanrue), le site Tlaxcala.es (crée par Fausto Guidice et Marcel Charbonnier, deux proches de Ginette Skandrani) et bien sûr Voltaire.net, du très pesant Thierry Meyssan.

Le fait que, par ailleurs, Le Grand Soir publie des auteurs progressistes, et met aussi en lien des sites clairement de gauche comme Acrimed, Greenpeace, les journaux Fakir et CQFD, la Criirad, l’UJFP ou la Fondation Copernic, ne change rien au problème. Mais confirme, en revanche, que ce site joue bien sur un confusionnisme malsain, donnant une caution de « gauche » ou « progressiste » aux fascistes et antisémites qu’il accepte de publier. Il est à ce titre problématique – voire navrant - de constater que Rezo.net, portail d’informations alternatives qui fait référence au sein de la « gauche de gauche », continue de référencer certaines publications du Grand Soir, donnant ainsi à ce site une visibilité qu’il ne mérite pas.

Si nous sommes tous favorables à l’arrivée du « Grand Soir », nous considérons que Le Grand Soir dans sa version Dedaj et Vivas a le goût de l’amertume, des gueules de bois de l’après-élection présidentielle de 2001.

Notes

[1] Précision d’Article11 : c’est d’ailleurs le cas d’A11, qui a longtemps conservé Le Grand Soir dans sa liste de liens. Nous n’avons pas vu évoluer ce site, parce que nous ne le lisions plus ou beaucoup trop superficiellement.
[2] Qu’ils soient libertaires ou de sensibilité de gauche radicale, anti-impérialistes, antifascistes.
[3] Soutien historique des négationnistes, Maria Poumier a par ailleurs traduit nombre de textes de Dedaj, sur le site Txlacala.es.
[4] Entre le régime de Téheran et Le Grand Soir, c’est une longue histoire d’amour : alors que la répression battait son plein à Téhéran, le 12 juin 2009, et que Neda Agha Soltan était assassinée sous les yeux du monde entier, les admirateurs béats d’Ahmadinejad publiés sur Le Grand Soir y allaient tous de leur petites diatribes « anti-impérialistes  » contre les «  révolutions colorées  ». Sur le site voisinaient des odes au régime iranien par le « marxiste » italien Domenico Lossurdo, des tirades enflammées fustigeant les « contre révolutionnaires de l’opposition », poussées par George Stanechy (par ailleurs, admirateur des régimes de Poutine et du dictateur biélorusse), ou encore un article particulièrement mensonger sur la lapidation en Iran, écrit par un certain Jean Tafazzoli, jeune ingénieur franco-iranien aux dents longues qui sévit régulièrement sur Agoravox. Ce créateur d’entreprises a notamment vendu du matériel électronique et des ordinateurs au régime iranien : du très « alter », en quelque sorte.
[5] Pour ce qui est de « ne pas hurler avec les loups  », Ginette Skandrani devrait surtout balayer devant sa porte... Rappelons que la dame fut adhérente chez les Verts avant d’en être exclue pour ses déclarations et textes négationnistes. Rappelons aussi qu’elle s’affiche aujourd’hui comme le soutien de négationnistes reconnus. Parmi ses proches, au fil des meetings et des conférences : Roger Garaudy, Robert Faurisson, Maria Poumier, Dieudonné, Alain Soral, Yahia Gouasmi, Michel Dakar, Mohamed Latrèche, Serge Thion et Pierre Guillaume (tous deux ex-membres de la Vieille Taupe), ou Jean Briére. Un CV éloquent, clairement d’extrême-droite, pour cette habituée des salons de diverses ambassades de bien des dictatures.
Sur Skandrani et ses amis du Parti antisioniste, on pourra relire « Autopsie d’une liste electorale d’extrême-droite française aux européennes » sur Indymedia Linksunten. Et au sujet des « amitiés » de Dieudonné et de son groupuscule : « Procès Dieudonné - Faurisson : la Cour des Miracles négationnistes ! » sur le site de REFLEXes.
Cette bande s’essaie aussi, parfois, à chasser sur les terres de la gauche anti-capitaliste et anti-impérialiste : on peut relire à ce sujet un article publié ici-même, décrivant comme l’extrême-droite et les amis de Ginette Skandrani tentaient de récupérer Chomsky : « Au théâtre samedi soir : rencontre "antisioniste" et folie révisionniste ».
[6] Jeudi 24 mars, 150 fachos, dont Skandrani, Poumier et Thion, se sont réunis à République, au prétexte de protester contre la guerre en Libye. Leur appel est resté en ligne trois jours sur Bellaciao, autre site « altermondialiste » douteux ; les commentaires dénonçant la manipulation étaient par contre systématiquement refusés.
Conclusion (presque) logique de cette mobilisation pro-Kadhafi, le départ de Dieudonné, Skandrani et Maria Poumier pour la Libye : « L’humoriste Dieudonné est arrivé en Libye, selon le site antisioniste à tendance antisémite Médialibre, rapporte aujourd’hui Rue89. Le Franco-Camerounais avait annoncé qu’il entendait se rendre à Tripoli "pour rencontrer le colonel Kadhafi, afin de protester contre l’agression occidentale". [...]

Dieudonné a décollé dimanche matin accompagné d’une petite délégation parmi laquelle on comptait notamment l’universitaire Maria Poumier et la militante écologiste et pro-palestinienne Ginette Skandrani, deux représentantes du courant « rouge-brun », révisionnistes, négationnistes et pro-Chavez. »
[7] Ginette Skandrani est membre du bureau national du MDI, mouvement qui s’est – par ailleurs – récemment rapproché d’un groupuscule néo-nazi, le Parti français solidaire (ex Droite socialiste).
Signalons aussi la « reconversion » de Kemi Seba : depuis environ un mois, il s’est exilé au Sénégal où il est en train de conduire une très étrange opération immobilière (le PDF de présentation du projet est à télécharger ICI). Il y a par ailleurs été nommé porte-parole du ministre en charge du panafricanisme.
[8] Le Grand Soir livrant la liste des auteurs publiés, il est très facile à chacun de retrouver les contributions des uns et des autres en cliquant sur leur nom.
[9] Intellectuel classé à gauche et proche de Noam Chomsky, Jean Bricmont nourrit à l’occasion de troubles accointances, régulièrement dénoncées par des militants antifascistes.
[10] Voir ici.
[12] La vidéo de la conférence qu’elle a donnée, le 28 septembre 2006, à l’invitation de Solidarité et Progrès est visible ici.
L’historienne a aussi participé à la conférence Axis For Peace de 2005, en présence (notamment) de Jacques Cheminade, Helga Zepp-LaRouche (la femme de Lyndon LaRouche), Jean Bricmont, Michel Collon, Silvia Cattori et Dieudonné. Axis For Peace est « une émanation du réseau Voltaire », précise le site Conspiracy Watch, qui explique aussi : « Axis for Peace, qui fait figure d’Internationale du conspirationnisme anti-yankee, regroupe des gens d’horizons divers ayant tous pour point commun de s’opposer à l’"impéralisme américano-sioniste". On y retrouve "l’humoriste" Dieudonné, mais aussi l’épouse de Lyndon LaRouche ou le représentant en France de ce dernier, Jacques Cheminade. »

Publié le 28 mars 2011, par Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine sur Article XI 
http://www.article11.info/spip/Le-Grand-soir-analyse-des-derives 

 
IDEM VELLE AC IDEM NOLLE AC TANDEM VERA AMICITIA EST